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Glissement de terrain à Walikale : Un appel à l’action climatique en République Démocratique du Congo


Les effets du changement climatique sont extrêmement impitoyables, d’où la nécessité de placer l’urgence climatique au centre des priorités. En RD Congo, le débat sur le climat semble être relégué au second plan par les décideurs, et pourtant les conséquences sont dramatiques et préoccupantes. Le 13 janvier 2025, le territoire de Walikale en a été victime. Un glissement de terrain s’est produit ce mardi 13 janvier 2026 dans le village de Burutsi, situé dans la localité de Kashebere, territoire de Walikale au Nord-Kivu. Selon les sources sur place, le bilan provisoire fait état d’au moins neuf personnes tuées et d’une dizaine d’autres portées disparues[1]. Un drame qui aurait pu être évité, ou dont les effets auraient pu être atténués. Des recherches ont prouvé que le glissement de terrain est dû à quelques facteurs, notamment à une saturation du sol, provoquée par une pluie intense, également une fonte des glaces ou une infiltration d'eau dans la terre. Ceci affaiblit la cohésion entre les particules du sol, ce qui réduit la friction entre elles et facilite le processus du glissement. On note également parmi les raisons, la composition du sol et le type de roche. Il est clair que les sols peu cohésifs comme les limons et les argiles sont plus vulnérables que les sols plus compacts et rocheux. Il existe également un facteur humain qu’il faut prendre absolument en compte, les perturbations du paysage dues à la construction, à l'exploitation minière, à l'abattage ou à l'excavation peuvent affaiblir la stabilité du sol et ainsi augmenter le risque de glissement de terrain[2]. Par ailleurs, il existe des moyens de prévention des glissements de terrain dont les décideurs et la communauté local devraient respecter pour éviter des drames comme celui qui endeuille le territoire de Walikale.

 Il s’agit notamment de :

-          L’évaluation minutieuse des risques : Ce moyen vise à évaluer la qualité du sol et son degré de vulnérabilité afin des prendre des mesures préventives adéquates pour réduire le risque des glissements de terrain.

-          La surveillance constante : Cette méthode vise à mettre en place des mesures de vérification et de surveillance du sol. Le système d’alerte et le plan de contingence peuvent être mis en place pour permettre l’évacuation à temps réel.

-          La planification de l’utilisation du sol : Ce moyen implique que des mesures de police soient prises pour réglementer la façon dont chaque sol, selon sa vulnérabilité aux glissements de terrain, devait être utilisé.

-          Le contrôle des érosions : Ce moyen appelle à la mise en place des méthodes pour réduire les érosions par des pratiques conventionnelles dont notamment le reboisement, la revégétalisation et la construction de terrasses ou de murs de soutènement pour stabiliser les pentes et réduire l’érosion.

-          Drainage : Ce moyen vise l’amélioration du système de drainage pour réduire sensiblement l’accumulation d’eau dans le sol. Ceci fait appel à la mise en place des canalisations d’eau.

L’urgence voudrait que des mesures soient prises en temps réel en RD Congo, particulièrement à Walikale pour prévenir des scenarios désolants. Ces mesures contenir des mécanismes d’adaptation et de résilience face aux changements climatiques.

Agir ensemble pour la protection de l’environnement est notre engagement pour l’avenir de l’humanité.


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